Preview Steel Battalion : Heavy Armor Xbox360

Publié le par Dragon d'Ambre

                 Après un premier Steel Battalion sorti sur la première Xbox et resté dans les annales du jeu vidéo pour sa gigantesque manette en trois parties et sa difficulté hardcore de simulation de mécha, la franchise nous revient aujourd'hui en utilisant la technologie Kinect. Les fans du premier épisode mais également ceux qui rêvaient désespérément d'un vrai jeu pour gamer sur le périphérique de Microsoft attendent certainement la sortie du titre avec impatience. Une démo disponible sur le XBLA permet de se faire une idée avant l'heure.
 
 
APPRENTI PILOTE
   
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                      La première partie de la démo consiste en un didacticiel scénarisé nous permettant d'apprendre le maniement de notre tank bipède, et autant le dire tout de suite, il vous faudra un certain temps avant de mémoriser correctement toutes les commandes. On est néanmoins loin du premier opus où rien que le fait de démarrer sa machine demandait une maîtrise parfaite des étapes et surtout de la multitude de boutons à enclencher. Ici on doit utiliser la manette et Kinect en harmonie pour diriger notre monstre de métal.
 
                      Le pad s'utilise uniquement pour diriger notre mécha (avancer, reculer, tourner, pivoter, etc...) et pour tirer à la mitrailleuse ou au canon.  Du très classique donc. Mais le gros attrait du jeu réside comme vous l'aurez compris dans l'utilisation de Kinect. Avant de jouer il faut calibrer le capteur dans les deux positions nécessaires pour jouer : assis et debout. Car oui, heureusement, la plus grande partie du gameplay se joue confortablement assis dans notre canapé. Il n'est nécessaire de se lever que pour passer le haut du corps à l'extérieur du mécha et regarder à la jumelle ou lors de certaines phases bien précises.
 
                       Le didacticiel nous apprend toutes les commandes dans une simulation dans un camp d'entraînement. L'aspect militaire est bien là avec notre instructeur au langage cru nous criant ses ordres tout en nous traitant de tous les noms. C'est aussi l'occasion de faire connaissance avec son équipage, la cabine d'un VT accueillant trois autres soldats en plus du pilote, nous en l'occurrence. Grâce à Kinect on serre la main de notre équipier, on rattrape une pomme lancée par un autre, tout cela matérialisé par le bras de notre avatar à l'écran tandis que nous mimons le geste.
 
                        La reconnaissance de mouvement est bonne et l'immersion est bien là. On ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire de satisfaction tel un gamin ébahi dès les premières minutes de jeu, un bon point qui montre que ça fonctionne et que le joueur est tout de suite pris dans le jeu. Toujours avec notre bras "virtuel" et Kinect, on tire le levier de démarrage, puis celui du boost de vitesse, on baisse le volet de protection, on utilise le périscope, on enclenche le ventilateur quand la cabine est enfumée, etc... Les possibilités sont très nombreuses et on se retrouve dans une vraie simulation avec de nombreux paramètres à prendre en compte, ce qui n'est pas toujours évident dans le feu de l'action, comme nous pouvons le constater dans la deuxième partie de la démo.
 
 
IL FAUT SAUVER LE SOLDAT POWERS
 
 
                       Des soldats qui débarquent sur une plage lourdement défendue par des bunkers. Les corps mutilés, déchiquetés ou coupés en deux sous les balles et les obus. La référence au film de Steven Spielberg saute aux yeux comme aux oreilles. C'est dans ce chaos guerrier que notre VT entre en scène avec la mission d'escorter un groupe d'infanterie chargé de prendre d'assaut les bunkers qui pilonnent la plage. Notre grande boîte de conserve sur pattes est aussitôt prise pour cible par les VT, les canons et l'infanterie ennemie.
 
                         On comprend dès lors qu'on est là pour en baver et que la petite cabine de métal dans laquelle nous sommes coincé n'est pas forcément le meilleur des endroits sur un champ de bataille. L'immersion est plus forte que jamais. Alors que nous commençons à être touchés par des tirs ennemis, notre opérateur radio se met soudain à paniquer. Il se précipite vers l'écoutille et tente de sortir du VT. Et là nous avons le choix. Nous pouvons le laisser sortir ou bien essayer de le retenir en l'agrippant par les jambes. Si nous sommes assez rapide, nous le tirons à l'intérieur puis nous lui donnons des coups de poing pour lui faire reprendre ses esprits (tout ça avec Kinect bien entendu). Si nous ne sommes pas assez lestes ou si nous échouons, notre coéquipier peut soit arriver à s'enfuir soit se faire couper en deux sous nos yeux, avec les réactions et les commentaires adéquats de nos équipiers restants.
 
                         Oui, l'immersion est bien là. Le réalisme cru de la guerre aussi. La mise en pratique du didacticiel se révèle bien plus ardue que prévue. Dans le feu de l'action on panique nous aussi, on essaye de se rappeler des commandes, on cafouille, on fait des erreurs qui peuvent vite s'avérer fatales. Quelques obus d'un VT ennemis suffisent à détruire notre appareil. Si les jambes sont touchés, c'est la fin assurée. Ne reste plus qu'à attendre la mort ou enclencher le bouton d'autodestruction (déjà présent dans le premier Steel Battalion).
 
                         Si contre toute attente nous arrivons à survivre et à exterminer les forces ennemis, le début d'une longue aventure commence. Une aventure ardue, hardcore même, qui s'adresse à un public bien ciblé. La difficulté et le réalisme risque en effet de ne pas plaire à tous. Il semblerait également que le joueur puisse avoir une réelle influence sur l'histoire en fonction de ses choix et de ses actions réussies ou non, encore un très bon point pour renforcer une immersion déjà exemplaire.
 
 
 

VERDICT :  Steel Battalion Heavy Armor est le jeu que beaucoup de possesseurs de Kinect et les fans du premier épisode attendaient. Un gameplay qui utilise vraiment les capacités du capteur de mouvement et une immersion exemplaire forment un cocktail a priori efficace. La qualité semble être au rendez-vous et il ne reste plus qu'à attendre le 22 juin prochain pour savoir si le bébé de From Software remplit bien toutes nos attentes. Il est par contre certain que le jeu ne s'adresse pas à tous les joueurs. Là où la mode est au casual et à la simplification à outrance, Steel Battalion joue la carte du hardcore et de la simulation. Kinect semble enfin avoir trouvé un jeu pour vrai gamer, adulte et immersif.    

                    

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